Est-il nécessaire de présenter Justice, ce duo français composé de Gaspard Auger et de Xavier de Rosnay, qui a fait sa réputation avec les titres efficaces « D.A.N.C.E », « Genesis » ou « Waters Of Nazareth »?
Formés en 2003, le duo Justice est marqué par la rencontre du manager des Daft Punk qui leur permet de sortir un premier EP comprenant les titres « Never Be Alone », « Steamulation » et « Anything is Possible ». Reconnu par l’ensemble de la scène électro, Justice collabore avec les plus grands noms du genre et remixe les tubes de Vicarious Bliss, N.E.R.D, Britney Spears, Fatboy Slim ou encore leurs idoles Daft Punk. Quatre ans après le succès international de leur premier album Cross, vendu à 800 000 exemplaires, le duo parisien sort son second album intitulé Audio, Video, Disco.
Justice parle de son premier album comme d’un opus nocturne. Audio, video, disco serait, à les croire, davantage diurne. Un album d’après-midi plus qu’un opus pour les dancefloors. Même si le duo est l’une des plus furieuse machine à danser de ces dernières années, ils ont eu la volonté de quitter l’ornière des musiques électroniques et offrir un album baroque et barré, souvent chanté (par Justice, Vincenzi Vendetta ou Morgan Phalen). Justice a voulu revenir à ses sources musicales. La teinture électronique est toujours présente, mais moins omniprésente, au profit d’une musique rock tout droit venue des eighties. L’album est une transition entre le Justice d’hier et celui de demain, un duo désormais plus porté sur le disco. Le nouveau Justice tente d’explorer différentes tendances musicales, tout en essayant de revenir aux basiques qui ont fait le succès du duo français. Il puise dans le mauvais goût d’une autre époque mais reste furieusement à la mode. L’omniprésence de guitares électriques vintage nous remettant dans un contexte des années 80, les intro de titres comme « Parade » ou « Newlands » sonnent même comme un hommage. Sur d’autres, comme « Horsepower » ou « Helix », elles s’accommodent des rythmiques électro-disco à l’ancienne, tout en gardant cette énergie propre aux musiques électroniques.
Loin des sonorités électroniques nocturnes, Justice nous livre un album résolument plus rock et nous laisse la consigne de ne pas l’écouter trop fort : Pour ne pas se laisser bluffer par les prouesses soniques… En bref, avec Audio, vidéo, disco, il y a du changement !
Publié le : 9 janvier 2012







