Des savoir-faire

28 novembre 2012

Au château d’Anna, après les vendanges la vigne se repose

Après l’intense période des vendanges, arrive le temps de laisser la vigne au repos. Au château d’Anna, la plus petite propriété du Sauternais avec ses 2,25 hectares, c’est un moment de trêve relative.

«L’hiver est la période de repos de la vigne», explique Sandrine Dauba, viticultrice au château d’Anna au coeur du Sauternais. Un moment bienvenu après les intenses vendanges. « Cette année à cause des aléas climatiques nous avons récolté le raisin très rapidement, nous nous y sommes mis à 10 pour accélérer le processus », raconte-t-elle. Sandrine Dauba s’occupe seule des travaux sur la vigne et de la gestion de sa petite propriété viticole. « En ce moment je retire les agrafes qui attachent les bois aux fils de fer pour libérer les pieds de vigne », précise la vigneronne. Après ce travail arrive la taille. « Chez nous on commence mi décembre jusqu’à début janvier mais chaque propriété est différente », ajoute-t-elle. Sandrine Dauba retire alors quelques branches pour ne laisser que quatre bois par pied de vigne, de deux bourgeons chacun.

« Une fois que nous avons effectué ce travail là, c’est assez calme, j’ai ainsi du temps pour m’occuper de mes enfants », confie-t-elle. Car les enfants de Sandrine Dauba et le château d’Anna ont des histoires liées. La plus grande, Anna, née en 2000, a donné son prénom au château. Quant à son petit frère Louis, né en 2002, il a son vin, la cuvée Louis d’Or. Le second vin du château d’Anna se prénomme naturellement le L.A., pour les initiales des deux enfants. Sandrine Dauba a hérité de sa propriété avec son époux Xavier en 2002, c’était à l’époque une exploitation de 25 ares qui produisait 3 à 600 bouteilles par an. Aujourd’hui le château d’Anna c’est 2,25 hectares et 2 à 4000 bouteilles annuelles.

Les rangs sont passés en revue

Après l’hiver lors duquel la vigne est laissée à l’air libre, sans protection particulière, les rangs sont examinés. Il sont passés en revue vers le mois de mars pour évaluer le nombre de pieds à replanter. Soit parce qu’ils ont été l’objet de maladies ou simplement morts de vieillesse… « Certaines exploitations effectuent cette opération plus tôt, juste après les vendanges, pour notre part en général nous replantons 300 nouveaux petits pieds par an », estime Sandrine Dauba. C’est ensuite à partir du printemps que les grands travaux du vigneron débutent. D’ici là, c’est la trêve hivernale pour la vigne et la période des portes ouvertes pour le château. Le temps des marchés de Noël et des grands repas lors desquels on déguste avec plaisir les savoureux Sweet Bordeaux au coin du feu.